740 000 $ pour consolider l'offre de services aux personnes vivant des enjeux en santé mentale ou en situation d'itinérance
Enjeux complexes liés à l’itinérance et à la santé mentale
Le ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de l’Estrie, M. François Bonnardel, le député de Borduas, ministre de la Justice, ministre responsable des Relations canadiennes et Leader parlementaire du gouvernement, M. Simon Jolin-Barrette ainsi que la députée de Verchères, ministre de la Famille et ministre responsable de la Montérégie, Mme Suzanne Roy annoncent l’octroi de 740 000 $ à la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent pour l’aider à démarrer un projet de pratiques mixtes et ainsi assurer la sécurité des Québécois et Québécoises. Il s’agit d’un geste important pour permettre aux policiers de mieux intervenir auprès de ces personnes vulnérables.
Cette aide financière permettra ainsi à la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint- Laurent de tester une approche novatrice dans sa communauté, en permettant à une intervenante en service sociale de se joindre à des patrouilleurs sur le terrain. Cela permettra une meilleure prise en charge des personnes en situation d’itinérance ou présentant des enjeux de santé mentale, en plus de favoriser la sécurité du public. Cette approche mixte pourra ensuite être pérennisée par la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent selon les résultats obtenus.
Citations
« Les policiers et policières sont de plus en plus confrontés à des enjeux d’itinérance et de santé mentale dans leur travail. Développer des approches novatrices n’est pas simple pour les services de police, mais notre soutien permettra à davantage de corps de police d’en mettre en place et de tester certaines pratiques pour les pérenniser ensuite si elles permettent d’accroître la sécurité de la population et de réduire les méfaits. »
François Bonnardel, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de l’Estrie
« Le développement des pratiques mixtes est une dimension importante du changement de culture que l’on effectue présentement dans les soins et les services psychosociaux ainsi qu’en santé mentale. Les retours du terrain sont très positifs et cette approche permet une meilleure gestion des situations de crise et facilite la mise en place d’un soutien psychosocial pour les personnes en situation d’itinérance ou vivant avec des enjeux psychosociaux et de santé mentale. En soutenant ce programme, nous investissons concrètement pour améliorer les trajectoires de soins et de services sociaux, pour réduire la judiciarisation de ces personnes ainsi que le recours aux urgences pour des problématiques psychosociales ou des troubles de santé mentale. »
Lionel Carmant, ministre responsable des Services sociaux
« La sécurité des citoyennes et citoyens de la Vallée-du-Richelieu est essentielle. Cette aide financière permettra aux policiers et intervenants psychosociaux de mieux répondre aux enjeux d’itinérance et de santé mentale, contribuant ainsi à un environnement plus sûr et harmonieux pour tous. »
Simon Jolin-Barrette, député de Borduas, ministre de la Justice, ministre des Relations canadiennes et Leader parlementaire du gouvernement
« Dans la circonscription de Verchères, les policiers et les intervenants sociaux sont confrontés à des situations délicates liées à l’itinérance et à la santé mentale. Ce programme leur offrira des ressources supplémentaires pour intervenir de façon plus humaine et efficace, tout en renforçant les collaborations locales. Ces actions concrètes, directement sur le terrain, permettront de mieux soutenir les personnes vulnérables et d’assurer la sécurité et le bien-être de nos citoyens. »
Suzanne Roy, députée de Verchères, ministre de la Famille et ministre responsable de la Montérégie
« La Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent intègre depuis plusieurs années des travailleurs du milieu au sein même de ses équipes, afin de mieux répondre aux enjeux complexes liés à l’itinérance et à la santé mentale. Cette approche proactive et concertée permet une prise en charge immédiate et un soutien optimisé aux personnes en difficulté. Dans un souci constant d’amélioration, la Régie a su adapter et moderniser ses pratiques afin d’offrir une intervention à la fois plus humaine et efficace, inspirant ainsi plusieurs corps policiers d’ici et d’ailleurs. L’octroi de cette subvention constitue une occasion privilégiée de consolider et d’élargir notre offre de service, tout en poursuivant le développement de nos méthodes d’intervention auprès des personnes en situation de vulnérabilité. »
Marco Carrier, directeur de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent
Faits saillants
- Au total ce sont 22 services de police du Québec qui se partageront une aide financière de 9 M$, dont 5,5 M$ pour des services de police municipaux et autochtones qui n’ont jamais bénéficié de financement pour des projets en pratique mixte.
- Ce sont avant tout les municipalités qui sont responsables du financement de leurs corps de police. Le gouvernement du Québec accorde quant à lui des aides ponctuelles et sporadiques.
- Une pratique mixte est définie comme l’établissement d’un partenariat qui permet de joindre une intervention policière à une intervention psychosociale, auxquelles participent minimalement un intervenant du milieu policier et un intervenant social.
- Le Programme de soutien aux pratiques policières concertées en itinérance et en santé mentale (PSPPC)propose aux services de police une aide ponctuelle d’une durée de trois ans. De manière à s’assurer que les nouvelles approches et l’expertise spécialisée développée grâce au programme s’inscrivent dans une perspective à long terme, la capacité des bénéficiaires à pérenniser leur projet après la fin du financement gouvernemental était un critère de sélection des projets.
- Dans le cadre du PSPPC, c’est un total de 9 M$ qui sont ainsi octroyés à 22 services de police du Québec.
Source : Gouvernement du Québec